1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 08:16

Je pense que la vie est beaucoup trop courte pour la passer à entretenir du ressentiment ou à ressasser des griefs.


Donc, une fois pour toute, j'ai fait le choix de pardonner. Pardonner, ne veut pas forcément dire se réconcilier, ni même oublier l'offense, pour moi cela signifie arrêter les pensées négatives qui peuvent polluer le quotidien.


Le plus difficile c'est sans doute la mise en pratique.

 

Comment y suis-je, finalement, arrivée ? En tentant, je crois, de comprendre l'autre, celui par qui le mal et la douleur sont arrivés.


Quand nous avons vécu quelque chose de terrible ou qui nous semble tel, rien ni personne ne pourra faire revenir les choses comme avant.

 

La pensée magique ne peut rien faire dans ces cas-là. En conséquences,il est préférable

d' accepter la réalité immédiatement, sans déni, facilite la vie.


Mais, comme dans tout sport, il faut s'exercer !

 

On ne devient pas champion du monde ès-pardon du premier coup.

 

On peut commence par des choses futiles, genre celui  qui vient de vous dépasser en vous écrabouillant les doigts de pieds au passage et ne s'excuse même pas. Ça sert à quoi de ronchonner pendant une heure sur l'indélicatesse, la mauvaise éducation, le manque de savoir vivre de tous ces jeunes (ou vieux) tous pareils... Que de toutes façons tout fout le camp, et de mon temps et patati et patata !

 

STOP !


Qu'est-ce que vous gagnez à ruminer ainsi ? Au mieux si vous persistez dans cette voie, un ulcère, et un caractère de grinchou-pignou ronchonnou.


Il vous a écrasé le pied d'accord, c'est un pt'it con soit ! Mais la terre s'arrête t'elle de tourner pour autant non ?


Donc une heure de gagnée soit 3 600 secondes de vie supplémentaire. Quand Marie-Antoinette s'est trouvée au pied de l'échafaud elle a demandé au bourreau Samson "Encore une minute Monsieur le bourreau s'il vous plait".


Ne croyez-vous pas, pourtant,  que toutes  nos secondes bêtement perdues valent d'être vécues ?


Nous avons tous vécu des choses difficiles. Je dis bien toutes et tous.


Nos expériences nous façonnent, et font de nous l'être vivant ou non que nous sommes devenus.


Je crois qu'un évènement aussi grave soit-il ne détruit souvent que celui qui , quelle que soit la gravité de son vécu, aurait déjà eu une propension à broyer du noir, ne bénéficiant peut-être pas de cette fameuse capacité à la résilience qui nous ade à dépasser les difficultés inhérentes à la vie.

 

Savoir pardonner aide à dépasser les évènements les plus tragiques (pardonner ne signifie surtout pas se réconcilier) mais à vivre avec en sachant que rien ne sera plus comme avant, mais qu'il  nous faut vivre avec.

 

Nos pensées négatives sont un peu comme les cendres dans la cheminée, elles finissent par étouffer le feu qui brûle en nous et à notre vie de s'élever claire et lumineuse vers le ciel.

 


 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans MATIERE A REFLEXION

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