7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 09:46

J'ai souvent parlé ici de l'importance du pardon, en précisant toutefois, que pardonner ne signifie pas forcément se réconcilier, je pense à ceux dont l'enfance a été massacrée.

Nous avons presque tous mal à notre enfance. Pardonner, c'est aussi une façon de grandir et de se détacher. Car en vouloir à ses parents est encore une fois une manière de ne pas rompre le lien.

Après l'adolescence, qui nous sert justement à nous éloigner, nous sommes censés devenir adultes. Mais, nous pouvons rester dans l'identification : nos parents sont des saints indétrônables. Dans ce cas-là, un conjoint aura du mal à trouver sa place : difficile pour lui de déboulonner les idoles. Nous pouvons aussi nous déterminer à contrario, mais là non plus le cordon n'est pas rompu. Et les chaînes sont très  lourdes à porter, car nous luttons parfois contre notre vraie nature, en refusant d'être "comme eux". Si, notre tendance naturelle est, par exemple, d'être ordonné, mais que nous refusons, consciemment où non,  l'identification à une mère maniaque, le fait  de vivre dans un "joyeux" bordel peut nous fait croire que nous nous sommes détachés de notre passé, puisque différents du modèle que nous rejetons.  Mais le problème est que nous avons tout faux, car le détachement c'est d'accepter ce qui nous vient de notre ascendance tout en vivant en accord avec ce que nous sommes vraiment.

Grandir, c'est aussi accepter cette douleur que nous pouvons ressentir devant leur vieillissement, qui annonce le nôtre. Grandir c'est aussi, parfois, accepter de devenir le parent de notre parent. Grandir peut être aussi d'accepter qu'ils refusent la main que nous leur tendons, car c'est leur propre histoire et leurs souffrances qu'ils vivent, et nous devons éviter toute les projections que nous serions tentés de faire, genre : ils ne m'aiment pas, ne m'ont jamais aimés, j'suis qu'un pauvre malheureux.

En fait, ils font ce qu'ils peuvent avec leur chemin de vie, et leurs possibilités qui ne sont pas les nôtres.

Nous avons le droit d'en être tristes, mais, ce n'est pas une raison pour nous pourrir la vie et, justement, oublier de la vivre cette vie qui un jour se terminera comme la leur, car c'est notre destin d'êtres mortels.

Essayons de regarder et d'apprendre ces leçons que nous donnent la vie, pour ne pas répéter un jour ce que nous refusons de leur part.

Tentons de comprendre ce simple mot "sérénité" qui vient de soir, comme le soir de notre vie où nous aurons rejeté toutes ces scories inutiles que nous avons trimballé et qui nous alourdissent comme la haine, le ressentiment, la jalousie, les regrets, et avançons vers notre fin prochaine sans la nier,  en vivant pleinement, pour que le dernier soir, nous n'ayons aucun regret de ce que nous n'aurons pas vécu.

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans MATIERE A REFLEXION

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