17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 14:06

 

 

C'est quand même mieux que le classement de la Corrida non (voir ici) ? J'ai entendu cocoricoter à droite et à gauche mais, n'ai pas beaucoup entendu parler de la dentelle au point d'Alençon  ni du compagnonnage. Sans doute parce que nous sommes moins directement concernés !


C'est vrai quoi ! La bouffe ya que ça de vrai (bon là je crois que j'exagère un peu ya aussi...)   

 

Le comité a noté que la gastronomie française relève d'une «pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes»

 

N'empêche que c'est quand même bien que ce soit la convivialité du repas français qui soit reconnue et non pas la gastronomie. Parce que les restaurants gastronomiques au firmament des étoiles, bien peu de français y ont accès. Mais les repas partagés en famille avec la recette secrète de tante Cécile ou le gâteau de notre enfance que jamais personne ne réussit comme notre grand-maman, là oui nous sommes tous champions !

 

Mes racines les plus anciennes plongent dans cette Bretagne du Centre de l'arcoat, où les personnes âgées parlent encore cette belle langue gutturale qu'est le breton. Là-bas, point de gastronomie, trop de pauvreté et de misère comme disent encore les "vieux".  Comment imaginer une gastronomie quand l'essentiel était de s'alimenter ? Quand la nourriture de base était les pommes de terre ? Il y avait les crêpes aussi, parce qu'il était possible de les faire cuire sur le feu de bois. Le cochon était tué une à deux fois l'an et conservé dans d'énormes pots de grès dans la saumure. Les larges quartiers de lard étaient suspendus devant la cheminée pour fumer lentement.

 

Dans cette Bretagne pauvre qui luttait pour sa survie, il y avait aussi la bouillie d'avoine, qui se mangeait avec du lait. Enfin du petit lait, ce qui restait après que le lait eut été transformé en beurre dans la baratte (trois quart d'heure pour une motte de beurre). Il ne fallait rien perdre.

 

Le plat autour duquel tout le monde se retrouvait le midi ? C'étaient :


LES POMMES DE TERRE AU LAIT

Un chaudron avec un énorme morceau de beurre et s'il en restait un gros morceau de lard.

Les pommes de terre coupées en morceaux chantaient gaiement sur le feu de cheminée en prenant peu à peu une douce couleur caramel.

Juste un peu d'eau rajoutée pour que les pommes de terre cuisent en s'épanouissant doucement.

Un peu de sel "ni trop ni trop peu" comme le disait ma grand-mère.

Laisser l'eau s'évaporer rajouter du beurre et attendre qu'une belle croûte dorée se forme et servir avec du lait ribot (le fameux petit lait) ou du lait cru..

 


 

Lorsque je raconte cette recette tout le monde prend un air dégoûté et pourtant, pour eux c'était un festin...

 

Alors vive la cuisine française et ses particularités régionales quand elle réunit tout le monde autour d'une même table pour partager un repas qui perpétue le souvenir de l'enfance...

 

maison-bretonne.jpg

 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans CULTURE

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