18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:14

Oh bonheur, ce week-end sur une brocante, pour 50 centimes,  j'ai trouvé une nouvelle édition du "chat qui s'en va tout seul" de Rudyard Kipling, (extraite des Histoires comme ça) sans aucun doute la plus belle histoire écrite sur les chats.

 

J'ai lu l'histoire du chat qui s'en va tout seul  lorsque j'avais dix ans  et j'en ai été marquée à tout jamais. C'était moi ce chat qui s'en allait tout seul, et je ne  relis jamais sans émotion cette histoire, oui tous les chats du monde ressemblent à celui de Rudyard Kipling.


  Vous souvenez-vous du début de l'histoire ?


"Hâtez-vous d'ouïr et d'entendre ; car ceci fut, arriva, devint et survint, ô Mieux Aimée, au temps où les bêtes Apprivoisées étaient encore sauvages. Le Chien était sauvage, et le Cheval était sauvage, et la Vache était sauvage, et le Cochon était sauvage — et ils se promenaient par les Chemins Mouillés du Bois Sauvage, tous sauvages et solitairement. Mais le plus sauvage de tous était le Chat. Il se promenait seul et tous lieux se valaient pour lui."

 

Pour le plaisir je ne peux m'empêcher de vous proposer la version originale en anglais que je trouve encore plus poétique :


"HEAR and attend and listen; for this befell and behappened and became and was, O my Best Beloved, when the Tame animals were wild. The Dog was wild, and the Horse was wild, and the Cow was wild, and the Sheep was wild, and the Pig was wild — as wild as wild could be — and they walked in the Wet Wild Woods by their wild lones. But the wildest of all the wild animals was the Cat. He walked by himself, and all places were alike to him".


Kipling 

Le chat qui s'en va tout seul dans la version originale.

 

C'est le chat qui s'en va tout seul et tous lieux se valent pour lui.

 

The cat that walked by himself 

The cat that walked by himself en version originale

 

Le chat qui s'en va tout seul 

 

Une nouvelle édition avec une traduction, mais tellement moins jolie que l'originale (qui respectait exactement l'écriture de Kipling) : le si joli "tous lieux se valent pour lui" devient prosaïquement "pour lui un lieu en valait en autre". Au secours on attente à la poésie ! Pourquoi censurer la poésie des mots ? Sous prétexte de modernité ? Alors pardonnez-moi, mais dans ce cas je suis une affreuse rétrograde...

 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans LIVRES

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