26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 13:48

Le carnaval de VENISE 2012 approche (cette année il se déroulera du 11 au 21 février 2012). Je l'avoue mes costumes ne sont pas prêts. Je me suis décidée à rajouter une robe, puis une collerette, puis des paillettes et des rubans, que sais-je encore. Quelle idée de se donner tant de mal pour des costumes de princesse vénitienne que je ne porterai que quelquefois. D'où vient ce goût pour le déguisement ?

Presque tous les enfants aiment se déguiser. Les petites filles rêvent de costumes de princesses et les petits garçons eux rêvent de batailles, d'épées ou d'armes plus bruyantes !

 Je ne sais pas s'il faut y voir un rêve d'enfant non assouvi, en tous les cas, je n'ai jamais porté de déguisement ni même rêvé d'en avoir un.

  Jamais, avant Venise, je n'avais endossé un autre rôle que le mien, mais, je suis une vrai fashion addict ! Enfin, j'aime les vêtements, les bijoux et les accessoires. Je suis donc créé une mode qui n'appartient qu'à moi avec des chapeaux des jupes longues, des dentelles et des paillettes.

J'ai mis très longtemps à reconnaître que ma manière de m'habiller était pour le moins originale. Pendant des années, je n'ai porté que du rose, parfois encore des amis me téléphonent et me disent "allô la Rose", je suis restée pour eux, la fille en rose, alors que maintenant le noir plus sombre et le violet plus mystérieux   l'ont remplacé, mais,  le rose est resté en point d'orgue  dans ma panoplie.

Sont-ce les bagues à tous les doigts, les dizaines de bracelets aux poignets ou les breloques d'argent qui tintinnabulent autour de mon cou  qui font que bien souvent, et à mon grand étonnement on m'identifie en tant "qu'artiste", ou bien les vêtements que je porte ? je n'en sais rien. 

Une chose est certaine,  lorsque l'on porte un masque et un costume vénitien,  on ne se déguise pas, vous diront tous les mystérieux personnages qui déambulent sur la lagune, on porte un costume !  

Nuance de vocabulaire importante, le déguisement revêt une connotation enfantine voire condescendante, alors que le costume lui est "noble" en réalité une seconde peau, qui peut-être révèle votre personnalité profonde.

La symbolique des masques est vaste, mais on peut dire pour raccourcir que sous le masque on est autre (on peut dire que le "je" est un autre "jeu") : cet autre qui est libre de ses gestes, de ses actes, sur lequel les regards glissent sans personne pour le reconnaître ni le juger. 

Le masque possède cette vertu de l'anonymat que regrettent

tant d'artistes qui ont cherché un vain miroir dans la gloire et les paillettes.

Le masque est synonyme de liberté, et à Venise on pouvait vivre masqué près de six mois sur douze. 

Le masque gommait les différences sociales et physiques et permettait de donner libre cours à ses fantasmes en toute impunité. Venise et sa sulfureuse réputation....

Mais le masque, c'est aussi le mythe de l'éternelle jeunesse : Mystère de l'âge, du sexe, le costumé ne doit pas parler pour conserver son secret.

Il donne à voir, à rêver, seul son regard parle pour lui, car, un regard est intemporel.

Participer au carnaval de Venise, c'est un peu retrouver l'enfant en soi qui, malgré les aléas de la vie, existe toujours et ne demande qu'à revivre.

Mais, comme dit Vauvenargues : "La vie n'est-elle pas un bal où chacun avance masqué ?" 

masque-de-VENISE.jpgMon premier carnaval de VENISE en 2008

Photos François VILLETTE (cliquer)

 

Sur mon autre blog MY SHABBY FRENCH LIFE , je partage une autre de mes passsion pour la décoration shabby chic, si vous le souhaitez je vous attends, c'est ici.

 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans VENISE

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