28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:28

Les ailurophiles sont les gens qui aiment les chats, les autres, j'espère peu nombreux, sont des ailurophobes (phobe ça fait pathologique non ?)

Je suis donc une ailurophile mono-maniaque obsessionnelle ou pourquoi pas, allez je suis ici pour me soigner docteur, mono-maniaque exceptionnelle !


Les chats sont au cœur, au centre, au nord, au sud, à l'est, à l'ouest de ma vie : je les aime, je vis chez eux, je les collectionne et je les peins.

On se construit par les manques : trop ou pas assez. Je rêvais d'un chat au pays de mon enfance, j'ai comblé ce vide en remplissant tout l'espace. Ce qu'on ne voit pas n'existe pas : il n'y a plus de vide. Des milliers de chats m'entourent, et puis les vrais, les beaux les uniques, chez qui je vis, et puis chien-caniche qui se prend pour un chat à force...


Qu'est-ce qu'un collectionneur ? Un chasseur de trésor qui ignore peut-être que ce trésor est enfoui au plus profond de lui et qui le cherche à l'extérieur, désespérément. Un quête insatiable et jamais satisfaite, vers l'objet idéal puisque lui ne peut atteindre cet idéal. Est-ce que je m'identifie à cette brève et succincte analyse ? Bien sûr que non, bien sûr que oui... Le paradoxe du collectionneur : les autres sont forcément pathologiques mais pas lui !!


Les chats (les vrais) sont un autre de mes bonheurs, multipliés à l'infini. Chaque plaisir qu'ils m'offrent est unique, leur ronronnement, leurs caresses, leur pelage à la soie changeante, leur caractère tendre et rebelle, leur douceur et leur imprévisibilité.


Colette disait "il n'y a pas de chat ordinaire". Lors de son

  voyage à New-York en 1936, un chat est venu se frotter contre ses jambes et elle s'est exclamée avec son inimitable accent "Enfin quelqu'un qui parle français".


Voilà,  sa majesté le chat est universel et intemporel. Depuis sa domestication et sa déification par les Égyptiens, en passant par la noire période du Moyen-Âge où il fut poursuivi, jugé parfois, torturé hélas, jusqu'à nos maisons dont il incarne l'âme, il a toujours été là, protégé souvent, haï parfois, mais aimé malgré tout.


"C'est l'esprit familier du lieu;

Il juge, il préside,il inspire

Toutes choses dans son empire;

Peut-être est-il fée, est-il Dieu  ?"

Charles BEAUDELAIRE

 

 

 

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Achatquimarche

 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans PHRASE DU JOUR

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