20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 08:45

Aujourd'hui, pluie vent et froidure sur la région parisienne. Alors, dans le dedans de moi je rouscaille, car samedi dans mon jardin nous serons une petite trentaine d'amis à nous ébattre pour une fête de l'amitié...  Bon, alors c'est qui qui commande le soleil hein ?

 

Je râlais moins, quand sur les chemins de l'Aubrac nous avons subi les mêmes assauts de pluie, mais... il n'y avait pas de vent, et comme nous étions au troisième jour de marche, rien ne pouvait entamer ma bonne humeur.

 

C'est ce jour  là que j'ai compris le fonctionnement de la combinaison de plongée qui m'avait échappé jusqu'ici, je l'avoue.


Comme il faisait un soleil invincible depuis de nombreuses semaines, je n'avais pas prévu la pluie, donc in extrémis j'ai glissé un  pantalon hérité de je ne sais où qui, vraisemblablement était un pantalon de ski, qui dit ski dit neige donc eau donc imperméable non ? Et bien que nenni... Sous le dit pantalon j'avais glissé le pantalon kaki  multipoches (pratiques les poches, pour les cailloux que l'on met sur les calvaires rencontrés, le portable, l'appareil photo, le tube d'arnica... liste non exhaustive), parce qu'évidemment, la pluie ne pourrait durer toute la journée ! Sauf que... au bout de quelques temps, j'ai senti qu'il y avait un léger problème au niveau de l'imperméabilité du foutu pantalon. Imperméable mon oeil ! Et progressivement, je me sentais me transformer (au niveau du pantalon hein, le haut ça allait) en une éponge gonflée à bloc. Réfléchissons, réfléchissons, me suis-je dit in petto. Si j'enlève ce truc lourd comme un âne mort, il me restera  l'autre pantalon plus léger, et ce sera beaucoup mieux... Et bien non, figurez-vous ! Une fois ôté le dit objet du délit, je me suis rendue compte qu'il faisait froid, et que glagla, il me serait impossible de parcourir les 15 kilomètres restants avec un truc glacé collé aux jambes. Du coup j'ai réenfilé le pantalon de ski trempé, senti sa douce chaleur de pantalon pas étanche, mais où, comme dans les combinaisons de plongée, l'eau de pluie s'était fort heureusement réchauffée à la température de mon corps. J'ai ressenti alors  l'impression grandiose d'avoir inventé le fil à couper le beurre !!!

 

Que ressent-on lorsque l'on marche ainsi sous la pluie ? En temps normal : grogne-grogne, mais, allez savoir pourquoi, lorsque l'on marche sur les chemins de Compostelle, notre âme de basse extraction, ressent-elle la beauté du lieu, est-elle atteinte par les vibrations de ces milliers de pèlerins qui comme nous ont cheminé sur ces pierres ? Mystère, toujours est-il, que oui, j'ai ressenti une espèce d'exaltation à marcher sous la pluie. Mes ascendances bretonnes y sont sans doute pour beaucoup,  je le reconnais !

 

Chemin-de-croix--.JPG

L'Aubrac à la croisée des chemins fleuris de genêts et de gentianes  qui montraient alors, juste le bout de leurs pétales jaunes...

 

LE-CHEMIN-DE-COMPOSTELLE-SOUS-LA-PLUIE.JPG

Petit gué à franchir gaiement et sans tomber ! 

 

pluie-et-brume-sur-l-aubrac.JPG

Les drailles entre pluie et brume (les drailles sont les chemins tracés au fil du temps par les moutons et souvent bordés de murets de pierres sèches). Les vaches et les pèlerins ont maintenant remplacés les moutons !

 

NOTRE-DAME-DES-GENTIANES.JPGNOTRE DAME DES GENTIANES, près d'un des points culminant de l'Aubrac (1368 mètres) ...Déposons une petite pierre au pied de la statue pour nous alléger...

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans DE TOUT ET DE MOI

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