6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:20

Voilà près de trois mois déjà, que j'ai décidé de mettre mes pas dans ceux qui pendant des années ont parcouru à pieds le chemin vers

SAINT-JACQUES DE COMPOSTELLE.

 


Il ne s'agit pas pour moi de parcourir le chemin d'une seule traite, mais, de partir une semaine par an , un peu comme une retraite pour lâcher prise et me retrouver.


Mon principal problème c'est que je ne me croyais pas capable d'aligner un pied devant l'autre. Puis à la réflexion, je me suis aperçue que sur les brocantes ou dans PARIS, je suis capable de marcher des heures sans m'arrêter.


J'ai ainsi découvert que marcher, ce n'était pas le bout du monde !


En effet, je suis une fille de la ville, et je sais m'extasier devant l'architecture, les sculptures, les jardins publics, mais le lien à la nature profonde, je n'ai jamais pris vraiment le temps de m'y intéresser ou alors en "américain". C'est quoi "en américain" ? J'ai passé quelques mois aux ETATS-UNIS, sur la côte Ouest, et ce qui me faisait rire, c'étaient ces américains qui admiraient la mer de l'intérieur de leur voiture, en sirotant un coca. Alors, moi, je crois que je faisais un peu pareil avec la campagne ou la forêt : ben oui, ya pas de musée dans ces endroits là. D'aucun me diront mais en tant que peintre, la nature ne t'inspire pas ? Si si, mais sur mes peintures, c'est surtout la représentation que je m'en fais, qui n'a rien à voir avec les peintres impressionnistes qui peignaient sur le motif. Quoique, beaucoup d'entre eux (pour ne citer que MONET) reprenaient leur toile en atelier.

 

Bon, je reviens à mes moutons, enfin à mon chemin de Compostelle. Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais la semaine du premier janvier il faisait un froid sibérien. Choupinou s'en souvient encore pour avoir dévalé les marches recouvertes de trois centimètres de glace (même pas mal en plus). Donc, je n'avais guère envie  de me les geler, voire plus,  par les chemins verglacés. Quand, à ma grande surprise, lorsque je me suis réveillée, le 2 janvier, une petite lumière a clignoté dans ma tête, avec l'envie d'aller marcher. Je vous le jure, même pas eu besoin de me forcer !

 

Nous étions donc une vingtaine d'irréductibles à avoir apprécié les joies de la forêt en hiver, avec les arbres givrés qui chantaient l'hymne de l'hiver, les mares gelées qui ressemblaient au palais des la reine des neiges, toute une féerie qui s'offrait à moi comme pour la première fois. Comme vous le voyez je reviens de loin !

 

Et je vous assure que 15 kilomètres à pieds ça n'use même pas les souliers.

 

LE CHEMIN DE COMPOSTELLE

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans DE TOUT ET DE MOI

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