28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 17:52


Parfois on me demande comment fais-tu pour prendre de la distance face aux aléas de la vie  ?

 

Tout d'abord, j'ai fais un travail sur moi pendant neuf ans. Tout le monde n'éprouve pas ce besoin, certaines personnes s'en portent très bien et elles vivent ce luxe extraordinaire de vivre insouciant, en se moquant du sens de leurs actes, du déroulement de de leur histoire et de celles des autres.



Une chose est certaine, je ne peux parler que de mon propre vécu, car nous sommes, excusez-moi pour le lieu commun tous différents, c'est-à-dire que ce qui nous amène en analyse est différent pour chacun.


Pourtant, dans ce qui nous amène à faire un travail sur nous, il y a un dénominateur commun : la demande initiale qui généralement est l'arbre qui cache la forêt. On frappe à la porte d'un psy avec en quelque sorte un mot d'excuse comme lorsqu'à l'école on avait un mot d'absence pour le cours de gym pour justifier parfois une crise de flemmingite aigüe. Je veux dire que la raison initiale est l'arbre conscient qui cache la forêt inconsciente.



Lorsque je rencontre un "problème" j'accepte, la situation ou la colère, la rancœur, la tristesse, enfin toutes les émotions qui peuvent m'envahir.

 

Avant, je m'empressais de les refouler, un peu comme la poussière sous le tapis : ce qu'on ne voit pas n'existe pas.

 

Mais, c'est le meilleur moyen que l'effet boomerang vous soit renvoyé en pleine figure.

 

Car si notre conscient est très doué pour occulter, notre inconscient par le biais des somatisations ou autres, se rappelle à notre bon souvenir à travers nos maux de dos (j'en ai plein le dos), nos maux de gorge (qu'est-ce qui ne passe pas) et autres maux d'estomac (tiens je croyais avoir digéré cette histoire ?).


La vraie prise de distance, je la prends je crois, grâce à la méditation.

 

"Méditer" c'est tout bête finalement, c'est faire le silence en soi.

 

Faire le vide dans sa tête en inspirant profondément et en s'offrant régulièrement ce rendez-vous. 

 

Notre mental c'est un peu comme une pièce tellement encombrée qu'on ne pourrait plus rien y mettre, alors en se faisant le cadeau du silence (certains appellent cela le non-vouloir, le non-agir), on fait le ménage, le vide qui nous permet de nous ressourcer, d'être dans la présence et la conscience de soi.

 

Trop souvent, nous nous identifions à nos maladie, nos souffrances, nos difficultés ou notre situation professionnelle sans parler de notre apparence et de notre âge, alors, lorsque les épreuves inhérentes à toute vie nous atteignent, nous risquons le burn-out c'est à dire l'effondrement, la combustion totale.

 


La méditation, c'est comme la course à pieds, on commence d'abord par quelques pas puis on augmente la distance, mais on ne part pas tout de suite pour faire un marathon.


Progressivement, nous pouvons ainsi apprendre à oublier le ressentiment et à nous demander à quoi nous ramène ce qui nous  pose problème chez l'autre. A ce que nous aimerions être ou ne pas être ?

 

Je ne suis pas en train de dire que rien ne me touche que j'ai atteint la sérénité d'un moine tibétain, non, simplement que grâce à mes petits trucs, j'arrive avec une rapidité qui m'étonne moi même à dépasser ce qui avant me désespérait. Même si je suis infiniment triste de la disparition de mon chat, j'ai accepté cette perte...

 


A notre époque où l'on prône l'efficacité, l'hyper-activité et le rendement, offrons-nous le luxe de nous faire du bien en ne "pensant à rien", pour mieux nous retrouver et savoir ce qui est bon pour nous.

 


 

 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans MATIERE A REFLEXION

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