12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 06:41

Après un samedi torride, quel étrange  dimanche, préfigurant un automne de pluie de vent et de froidure, comme pour marquer le souvenir de ce mardi 11 septembre 2001.

C'est Philippe DELERM, dans "une première gorgée de bière" qui nous rappelait que nous nous souvenions toujours de ce que nous faisions lorsqu'une terrible nouvelle nous était annoncée.

J'étais en voiture, lorsque la radio interrompit ses programmes pour annoncer l'impensable, il était 8 heures 47 à New-York...

J'accompagnais un ami, à qui à l'aube de ses quarante ans, les médecins venaient d'annoncer  une mort horrible par étouffement et paralysie des muscles : la sclérose latérale amyotrophique. Il éprouvait une véritable passion pour les États-Unis où il avait séjourné plusieurs fois. Comme tout un chacun, nous sommes tombés en état de sidération. Oui, même lorsque l'on s'y attend le moins, la mort peut nous atteindre. Nous avons assisté en direct à l'impensable, et chacun d'entre nous s'est projeté dans ce malheur. Tant de morts d'un seul coup, c'est la souffrance multiplié à la puissance XXL, un peu comme si nous étions nous-mêmes frappés par ce malheur : près de 3000 morts d'un seul coup. La mort aussi frappe chez nous en France : les accidents de la route ont fait 3994 victimes en France en 2010 (En 1972 le nombre s'élevait à 16 000, alors merci aux limitations de vitesse), le tabagisme tue environ 60 000 personnes (quand même près de 2 000 par jour), mais, voilà, pas en même temps pas sous nos yeux !

J'ai toujours associé cette catastrophe, à la mort annoncée de Nicolas, qui est mort juste 4 mois plus tard. Quand je vous disais que chacun y va de sa projection ! Voilà une des raisons pour lesquelles, oui ce drame nous ramène au vivant et à la vie que nous oublions souvent, tant cela nous semble comme aller de soi. Et bien non, la vie est un petit miracle, et sans doute devrions-nous y penser plus souvent, cela nous aiderait sans doute à sortir la tête hors de l'eau, lorsque nous nous laissons submerger par ces aléas de la vie, auxquels personne n'échappe.

COLOMBES

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans MATIERE A REFLEXION

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