9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 08:33

En ce moment, a lieu la fashion-week, je suis, depuis toujours passionnée par la Haute Couture, cette passion m'a d'ailleurs amenée à  participer au Carnaval de VENISE ! Et, j'ai eu, il y a quelques temps, la chance inouïe de pouvoir assister à un défilé de Haute Couture.


 Il s'agissait du couturier Elie SAAB. Comme un bonheur ne vient jamais seul ses modèles étaient un hymne à mon époque préférée le Quattrocento.


Le défilé avait lieu dans un grand hotel parisien.

 

Il fallait montrer patte blanche : ma nièce et moi avions des belles accréditations de presse et nous sommes arrivées bien avant l'heure histoire de mater un peu.

 

Déçues nous avons été.

 

Point de tenues originales ni même intéressantes, comme si par crainte d'être déjà ringardes, ou par manque d'idées le jean apparaissait comme la seule valeur sûre. J'oubliais quand même, quelques grosses dadames dûment accompagnées de malabars peu engageants qui portaient des tailleurs Chanel, juste usés comme il faut, et un peu serrés sur des kilos que rien ne parviendra jamais à camoufler.

 

Nous avons vu aussi beaucoup de dames voilées (Elie Saab est d'origine libanaise) avec des pierres précieuses tellement énormes qu'on ne savait même pas que ça existait.

 

A un moment une dame  assaillie par la presse orientale, sans doute était-elle une vip quelque part, m'a regardé et m'a dit "c'est joli ce que vous avez" Sympa non ?

 

Et puis de ci delà, quelques têtes connues...


Et le défilé alors ? Nous étions juste devant la scène qui formait un grand U à l'envers avec au bout, face à la scène tous les photographes.

 

Imaginez une demi-heure de rêve à l'état pur.


Des beautés diaphanes éthérées aux longs cheveux relevés, nous ont dansé un hymne à la femme angélique des peintres de la renaissance.

Boticelli et ses vénus revenues nous enchanter et nous éblouir dans un ballet d'un autre temps.

Echappées d'un palais vénitien dans une lumière assourdie comme sous des milliers de bougies, chaque modèle s'avançait dans des tenues parfois transparentes et sublimes :  des bouquets de fleurs aux douces teintes fanées, des bleu-gris, des gris ardoise, des broderies améthystes féériques, des plissés lilas ou aubergine, des drapés bleu  sombre.

 

Chacune nous enchantaient comme la naissance d'un tableau imaginaire devant nos yeux émerveillées de petites filles tombées dans un conte de fées.


D'amples robes de taffetas sculpté, entrouvertes sur des jupons de tulle dansaient un aérien balais de plumes, de dentelles de rubans et de velours. Et puis des roses poudrés enrubannés de dentelles arachnéennes constellés de pierreries plissées comme des soleil ont chanté un symphonie à la beauté que je n'oublierai jamais.

Moment de pure beauté d'irréelle splendeur.

   

- ELIE SAAB

 

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Published by LE CHEMIN DU BONHEUR - dans VENISE

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